Accueil     NEWS     Livre d'or     Contact     Liens     Photos     Rechercher     DATES  
SwingJO Index du Forum SwingJO
Jo Privat, l'accordéon swing et la valse musette
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres     S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Swingjo faire un don 

Fredo Gardoni

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    SwingJO Index du Forum -> Découvertes, coup de coeurs etc...
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
jc-erard



Inscrit le: 17 Jan 2005
Messages: 3042
Localisation: GENEVE

MessagePosté le: Ven Mar 19, 2021 5:22 pm    Sujet du message: Fredo Gardoni Répondre en citant

Salut les potos,
un peu de lecture par ces temps maussades......


Citation:
Frédo Gardoni, pseudonyme de Celeste Gardoni, est un accordéoniste et compositeur français né à Naters (Suisse) le 10 janvier 1902 et mort à Nice le 19 février 1976.

Biographie
Frédo Gardoni commence sa carrière en jouant de l'accordéon dans des bals parisiens. Dans les années 1920, il accompagne Mistinguett et Maurice Chevalier et enregistre un grand nombre de disques de musette pour Pathé. Il interprète de nombreuses chansons officielles du Tour de France, dont P'tit gars du Tour en 1932, Et vas-y Théophile ! en 1934, Le Maillot jaune en 1936 et La Fleur au guidon en 1937. La chanson Maréchal, nous voilà !, créée en 1941, présente une « ressemblance frappante » avec, entre autres, La Fleur au guidon.

Il apparaît dans quelques films dans les années 1930 : Dix minutes de café-concert de René Bussy (1931), Conscience de Robert Boudrioz (1935) et Un soir de bombe de Maurice Cammage (1935).
En 1940, il compose On prend l'café au lait au lit avec Pierre Dudan.

Imaginez ce gaillard dans la pleine force de l'âge, connaissant un véritable triomphe dans les bals et au phonographe, pesant plus de 130 kg pour 1m80, amateur de concours du plus gros mangeur.

Certains l'appelaient 'Frédo le Magnifique'. Et pourtant, il finit dans la misère, logé dans une roulotte sur un terrain vague des environs de Nice...

Étrange destin dont voici quelques détails:
Tout commence en Suisse, à Raters où Alfrédo Céleste naît le 10 janvier 1901. Son père, d'origine italienne, y joue de l'accordéon diatonique. La famille habite ensuite à Nice, en Côte d'Or, au Havre où Alfrédo passe une partie de son enfance jusqu'à 7 ans. Ensuite c'est l'aventure parisienne. Enfant de la balle, il joue dans les rues du coté de Belleville et de la Bastille.

C'est rue de Lappe que Frédo (tout le monde l'appelle Frédo) va rencontrer les auvergnats. Il faut préciser que cette rue est le lieu de rassemblement de tous les auvergnats parisiens, un peu comme Montparnasse l'était pour les bretons. On y trouve des bistrots 'vin et charbon' où l'on danse le samedi soir. L'orchestre est souvent composé de violon, de biniou d'un type particulier qu'on appelle 'musette' en Auvergne.

Un jour de 1911 où un musicien auvergnat ne pouvait assurer sa présence dans l'orchestre, M.Bouscatel, propriétaire d'un bistrot ' Le Bouscat' demanda à ce jeune accordéoniste italien du coin de la rue s'il ne pourrait pas jouer ces samedi et dimanche là. Un accord fut trouvé avec M. Gardoni père pour 7 francs. C'est ainsi que Frédo Gardoni commença à jouer des bourrées.
Ce contrat dura et Frédo Gardoni accompagnait Bousca dans les bals de Montmartre qui prirent naturellement le nom de 'Bals Musettes'.

Après avoir accompagné Bouscat, il fut engagé par Jean d'Auvergnat et joua dans d'autres bals musettes parisiens.

Évidement, c'est la grande guerre qui mis fin temporairement aux bals musettes. Trop jeune pour être engagé, il subsiste modestement en jouant dans les squares.

C'est après la grande guerre qu'il se fait accoster dans le square où il jouait par Borel-Clerc et Maurice Yvain qui lui recherchaient un accordéoniste pour jouer au Casino de Paris dans les revues. Il se fait embaucher et accompagne Mistinguette (J'en ai marre / C'est mon homme / La java), Maurice Chevalier (Ma régulière), puis Alibert.

Il commence aussi vers 1924 sa carrière au disque. Passages chez Odeon, Gramophone, Ideal et Pathé-Frères, puis il signe un contrat en 1927 avec Pathé-Frères.

En 1928, en son nom. commence à paraître ses disques qui se vendent comme des petits pains. Au catalogue Pathé, on peut compter plus de 600 titres en 1931, alors qu'il ne commence à y paraître qu'en 1927 avec avec 16 titres, alors qu'en 1929, le catalogue Pathé lui consacrera avec 8 pages!.
Il faut dire que, si le style musette est à la mode, le style de Frédo Gardoni plaît et est différent de celui des autres.

Il anime des soirées au cinéma "Palace" de Chatou les samedis soirs (chaussé de sabots!).
Au début, c'est Gardoni lui-même qui chante les refrains, mais bientôt deux interprètes principaux (pour ne pas dire fétiches) seront de la partie: M. Le Roy et Jean Cyrano les accompagne aussi comme chanteur.

Il achète un débit de boisson Faubourg Saint-Martin 'Le bar des Vedettes', endroit où les vedettes de l'accordéon, du sport se réunissaient.
Il fonde avec Manuel Puig un ensemble, et part en tournée. Bientôt Pierre Baïz, le génial instrumentiste au "Jazzoflûte" les rejoindra, puis Jules Viard au saxophone (qui malheureusement disparaîtra en 1935).

Juste un mot pour expliquer ce qu'est le jazzoflûte: il s'agit d'une flûte à coulisse. D'un coté le bec et de l'autre une tige métallique coulissante. La tige actionne un piston interne qui détermine la note.

Il compose aussi: "Quand une petite femme", "Césarine", "Un tango de Paname", "El Muchacho", "La même biclo",...
Il est souvent l'interprète des chansons officielles du Carnaval de Nice, comme en 1936 (avec Jean Cyrano), 1939 (avec Monty).
En 1937, il interprète aussi plusieurs chansons pour le Tour de France comme en 1937 'La Fleur au Guidon' (dont certains accents rappelleront étrangement l'hymne à la mode pendant la guerre 'Maréchal, nous voilà').
Jean Cyrano, de son vrai nom Jean Cormerai, disparaîtra tragiquement dans le Var le 5 mai 1967.

Au début des années de guerre, Frédo Gardoni engagera alors un chanteur grec du nom de Lambros Worloou qui était maître d'hôtel là où il était descendu. Celui-ci prit le nom de Georges Guétary qui devint ensuite célèbre comme chanteur d'opérette.
Il se marie à Nice, puis en 1942 part pour l'Afrique du Nord où il restera jusqu'en 1945.

Après la guerre, on peut dire que Gardoni va commencer une troisième carrière hors de France: Canada, USA. Y fait-il fortune? On le retrouve ensuite sur le sol français où il s'installe à Nice. Il participe à quelques émissions de télévision: La joie de vivre, puis 36 chandelles avec Jean Nohain.

A cours d'argent, il y terminera misérablement dans une roulotte le 19 février 1976 où il vivait depuis 1970... Il aura transmis son amour de l'accordéon à son fils André.

Sources:
- Revue Accordéon et accordéonistes / article de M.Roland Manoury,
- Nice Matin, article de Mario Brun (non daté - vers 1960),
- et bien sur, l'infatiguable Samuel Marc,
http://www.delabelleepoqueauxanneesfolles.com/Gardoni.htm
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9do_Gardoni


Extrait sonore : https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000366043/0002B
On prend l'café au lait au lit est une chanson française composé et écrite par Pierre Dudan en 19391. il existe une version de Frédo Gardoni en 1940 Jacques Hélian, Georges Briez et Jean Veldy ont interprété cette chanson ainsi que Bernard Marly en instrumental . Les Charlots la reprennent aussi.

Cette valse tyrolienne gravée en 1940, prend une tournure historique ; elle s'imposera à la Libération comme le symbole de la liberté retrouvée. C'est la légèreté et l'esprit français qui ont tant marqués Ernest Hemingway.

La revue hebdomadaire Concorde écrit, en date du 9 mai 1946 sous la plume de Raymond Tardy : « Nous ne recommanderons pas, dans cette chronique [Soirs de Paris], la nouvelle scie à la mode (On prend l’café au lait au lit », dont la banalité est désespérante. Le talent de l’interprète n’arrive pas à nous faire avaler ce fade « Café au lait » si peu appétissant. Pourquoi graver dans la cire encore trop rare de pareilles inutilités ? »11 mais le 28 mai 1946, le « journal radio humoristique » Ploum ploum de Jean Lec note, non sans humour : « Et c'est la chanson célèbre : Café au lait au lit... Dans l'armée suisse tout marche comme sur des houlettes. Cette chanson s'inscrit au folklore. C'est du Dalcroze qui ferait le Jacques. Toute la Suisse s'arrache Dudan, mais ce n'est, pour lui qu'un pis-aller (...) Il est devenu une étoile pour avoir découvert la voie lactée... Chut ! Pierre Dudan rumine de nouvelles chansons..


Salutaswing Very Happy
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    SwingJO Index du Forum -> Découvertes, coup de coeurs etc... Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com